Dans une d’innombrables émissions à la radio italienne que j’écoute, il y en avait une sur le Dieu de retour - il Dio del ritorno.

Le Dieu de retour est une divinité d’antiquité qui est vénéré sur la Via Appia aux portes de Rome.

C’était une émission qui a attiré mon intention car il s’agissait d’une divinité du voyage, liée au parcours du voyageur. Son autel se trouvait sur la Via Appia pour ceux qui partaient à Rome ou qui rentraient à Rome après un long voyage en Orient ou au retour des pleines d’Italie de Sud.

Heureux celui qui pouvait le vénérer à son retour, celui qui retournait sain et sauf.

Dans l’émission a été dit quelque chose de très important : lorsqu’on part, on doit penser aussi toujours au retour si on est chanceux d’avoir un endroit où retourner.

Des offrandes qui étaient faites au Dieu de retour étaient dans l’espérance qu’on retournera en forme, plus riches ou plus vivants qu’avant, ayant appris des choses et enrichis des rencontres faites le long du chemin.

Car le voyage n’est-il aussi un hymne de cette possibilité d’homme de pouvoir marcher, hymne à la liberté de bouger dans le monde.

Fabrizio de André l’a bien dit dans sa chanson Khorakhané : « Per la stessa ragione del viaggio, viaggiare ». Pour la raison même du voyage, voyager.